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Stora, Boumendjel : oui à la vérité mais des deux côtés !

11/03/2021

Stora, Boumendjel : oui à la vérité mais des deux côtés !

Depuis longtemps les universitaires français ont parlé de la violence et des épisodes barbares de la conquête comme de la pratique de la torture durant la guerre d’Algérie. Des Présidents français ont aussi reconnu les pages sombres de la France en Algérie.

 

En revanche on attend encore des publications et déclarations algériennes sur des apports de la France en Algérie comme sur les massacres par le FLN  de messalistes, Pieds Noirs et Harkis. Car nous disons oui au respect des faits de manière réciproque mais non à l’auto-flagellation publique à sens unique.

 

Les recommandations du rapport Stora quant à la reconnaissance de la vérité historique ne sont pas critiquables en elles-mêmes. Un pays se grandit toujours à reconnaître la vérité…d’autant que celle-ci finit toujours par percer les refoulements ou dénis. C’est le cas pour l’assassinat d’Ali Boumendjel. Mais ce rapport aurait dû  exiger aussi de l’Algérie qu’elle reconnaisse les massacres de messalistes, de Pieds Noirs et de Harkis, les enlèvements et le terrorisme, aveugle par définition. Il ne peut y avoir de «réconciliation» sincère sans réciprocité. En outre, dire qu’il a été « assassiné par l’armée française » salit toute une institution comme si tous les militaires ont été des tortionnaires. Rappelons que l’armée, dans une démocratie, obéit au pouvoir politique qui reste responsable des actions de ses militaires.

Accès aux archives classées « secret-défense » de plus de 50 ans.

11/03/2021

 Accès aux archives classées « secret-défense » de plus de 50 ans.

Le journal Le Monde écrit que « l’Elysée poursuit sa politique des « petits pas » recommandée par le rapport de l’historien Benjamin Stora sur la réconciliation mémorielle franco-algérienne ». D’autres médias ont fait également un lien entre cette annonce du Président et le rapport Stora. La réalité est tout autre.

 

Si le rapport Stora aborde la question des  archives, c’est sous l’angle des archives de l’Algérie française entre 1830 et 1962, que l’Etat algérien exige de « récupérer » estimant que ce sont les siennes. Ce serait une faute énorme de céder à cette demande car elles concernent trois départements français et en outre l’Algérie n’offre ni les garantie de conservation ni d’accès à la recherche, n’ayant de démocratie que le nom.

 

Un groupe de travail a été créé en 2012 pour faire le point sur l’inventaire des archives emmenées par la France (archives « politiques » notamment les archives militaires), et  sur celles laissées par la France en Algérie (archives de « gestion » comme par exemple l’état civil ou le cadastre).

 

Le rapport Stora préconise que « Sur la base de ce travail d’inventaire, certaines archives seraient récupérées par l’Algérie. Celles laissées en Algérie pourront être consultées par les chercheurs français et algériens. Le « Comité de pilotage » pourrait proposer la constitution d’un premier fond d’archives commun aux deux pays, librement accessible. »

 

La décision du Président n’a donc pas de lien avec la recommandation de Stora. Le Président ne fait que répondre  au  collectif d’archivistes, d’historiens et d’associations qui réclame l’abrogation d’un arrêté du premier ministre datant de 2011 qui limite l’accès à des documents classifiés de plus de cinquante ans. Un recours devant le Conseil d’Etat avait été déposé car  l’arrêté ministériel va à l’encontre de la loi du 15 juillet 2008 relative aux archives qui  dispose qu’au-delà de cinquante ans, les archives sont communicables de « plein droit » à toute personne qui en fait la demande.

 

D’ailleurs, le Président Macron, en septembre 2018 déjà, lors de sa visite chez Josette Audin, avait annoncé l’ouverture des archives concernant la guerre d’Algérie.

 

L’annonce du 9 mars n’est donc pas liée au rapport Stora mais à la pétition de chercheurs et le recours des archivistes devant le Conseil d'Etat . 

 

Information

09/03/2021

Information

Dernier en date, un « communiqué », diffusé sur certains sites, de la part de Mme Sabbath Atrous de Carcassonne. Ses propos, illustrent la mauvaise  foi et la volonté de dénigrer  gratuitement les bénévoles de notre association. En voici quelques extraits :

"l'association S.A.C.H.E. de l'Aude n'a pas été informée de la nationalisation de l'association AJIR. L'association AJIR par sa publicité créé de la confusion dans l'esprit de la communauté harki."
"Laisser penser que AJIR est l'interlocuteur exclusif et direct des membres de la communauté Harki, trompe l'opinion publique, les harkis et les institutions locales ( préfecture, mairies, ect ..)".
" Nommer sans concertation et sans mode démocratique  un représentant local , .... , n'a aucune valeur ni aucune LEGITIMITE."

Nous sommes sidérés par ce communiqué de Mme Sabbath Atrous qui visiblement n’a pas peur du ridicule. Car chaque association nationale est bien libre de choisir ses délégués régionaux ou départementaux et de les faire connaître !

 

Les 4 Vice-Présidents, les 7 responsables régionaux et les dizaines de référents départementaux n’ont jamais prétendu parler au nom de tous les harkis de France et de Navarre mais seulement au nom de leur association nationale AJIR France.  Tout comme l'association de Mme Atrous, ou toute autre association, ne peut parler qu’au nom de ses adhérents.

 

AJIR présente sur son site les membres de son conseil national et ses responsables régionaux. On aimerait la même transparence des autres associations…

 

En fait le problème de Mme Atrous est qu’elle voudrait continuer à se croire la seule autorisée à parler des Harkis  dans son département …et peut être au-delà puisque Mme Atrous nous a dit faire partie d’une structure nationale  et internationale (World Congress Harki), fondée par Monsieur François GERARD.

 

Zora Benguerrah, Responsable d’AJIR Occitanie, militante de longue date pour la cause Harkie et Jeannette DRISS, ancienne adjointe au Maire, une des référentes d’AJIR pour l’Aude, ont  demandé un droit de réponse au CNLH qui a diffusé le communiqué de Mme Atrous sur son site. (Voir le texte en rubrique Région).

 

Une fois encore nous appelons les associations  à ne pas sombrer dans des querelles stériles alimentées par de la jalousie ou des défenses déplacées de pré carré. Nous avons tous mieux à faire pour rendre justice aux Harkis.


Le Bureau d'AJIR France

Rapport Stora : rejeté mais pas enterré !

06/03/2021

Rapport Stora : rejeté mais pas enterré !

Le rapport Stora semblait mort et enterré. En France comme en Algérie il a été  copieusement et violemment critiqué, par de nombreux  journalistes, universitaires et associations.  AJIR a dénoncé le silence choquant sur la tragédie des harkis et sa vision partisane.  L’intention du commanditaire était louable en théorie : qui peut être contre la volonté d’apaiser et réconcilier par un discours de vérité ? Mais en pratique le choix d’une seule personne et  de plus connue pour ses engagements politiques ne pouvait que condamner cette initiative à un  échec. On voit mal en effet aujourd’hui comment l’Algérie accepterait une commission franco-algérienne. Ni comment les différentes populations concernées (Pieds noirs, Harkis, appelés, …) feraient confiance à une commission choisie et présidée par Stora.

 

Pourtant ce rapport tente de survivre sous forme d'un livre. Et grâce à son réseau de journalistes (Benjamin Stora a lui-même animé des émissions à la radio) l'auteur peut défendre son rapport ou faire la promo commerciale de son livre sur les plateaux, sans contradicteur et avec des journalistes acquis à sa cause. Ce qui du reste  pose un vrai problème : il est inadmissible que les radios et télévisions n’invitent pas à s’exprimer des personnes  ne partageant pas les recommandations de Stora et surtout ses oublis  ! AJIR a saisi le CSA  et les  responsables de chaînes publiques en ce sens et invite les  associations ou personnalités qui partagent notre indignation  à écrire elles aussi. Dans une démocratie, il faut des débats contradictoires.

 

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Débat : Guerre d'Algérie "réconcilier les mémoires ?"

03/03/2021

Débat : Guerre d'Algérie "réconcilier les mémoires ?"

Le Président de la République donne suite à l'une des recommandations du rapport Stora ! Il a reconnu, le 2 mars 2021 par un communiqué, la torture et l'assassinat de l'avocat nationaliste Ali Boumendjel, en 1957, par l'armée française...

 

Invité par le média RT France à débattre avec un responsable associatif algérien, installé en France, Mohand Hamoumou a rappelé quelques vérités sans lesquelles l'apaisement et la réconciliation des mémoires ne peuvent se réaliser. Parmi ces vérités l'abandon des Harkis par la France suivi par les massacres de dizaines de milliers d'entre eux et de membres de leurs familles (femmes et enfants compris) ! L'Algérie n'est pas exempte de reproches puisque c'est le FLN, en contravention flagrante des accords d'Evian, qui a assassiné les femmes, les enfants et les hommes qui avaient lutté aux côtés de la France contre un terrorisme aveugle...

 

Retrouvez ce débat dans la vidéo ci-dessous :