Assemblée Générale de AJIR france et Rencontre Nationale de 40 associations de Harkis A Riom

Les 11 et 12 septembre dernier s'est déroulé, à Riom dans le Puy de Dôme et à côté de Clermont Ferrand, l'assemblée générale de AJIR-France suivie par la rencontre de 4 associations de Harkis venues des différentes régions de France.

 

A l'issue de ces deux journées de travail studieux, dans un climat apaisé et respectueux des sensibilités des un et des autres et où toutes celles et tous ceux qui ont souhaité s'exprimer ont pu le faire librement, une synthèse a été faite par Mohand Hamoumou, président d'AJIR. Synthèse qui reprend l'essentiel des échanges qui ont lieu ainsi que les principales revendications exprimées...

Cette synthèse a été reprise sous forme de lettre ouverte (à lire ici) adressée au Président de la République avec la signature des 40 associations participantes.

 

Vidéo résumée des travaux de ces deux journées :

Association Justice Information Réparation pour les Harkis

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A tous les non adhérents qui nous écrivent...

30/11/2021

A tous les non adhérents qui nous écrivent...

 

Les associations qui ont adhéré à AJIR France, tout comme les délégations régionales ou départementales ne sont également que des associations, qui fonctionnent avec des bénévoles et avec comme maigres moyens les cotisations et dons des adhérents.

 

Chaque jour nous recevons des appels à l’aide, de France ou d’Algérie, pour un visa, pour une naturalisation, pour retrouver un dossier d’un grand père Harki, pour éviter une expulsion  suite à des impayés de loyers, pour obtenir un travail, pour un soutien face à de la discrimination, pour des renseignements sur la future loi ou sur le fonds social de l’Onac.

 

Or AJIR n’est ni un service de l’Etat, ni un cabinet d’avocats, ni une banque, ni un bureau d’aide sociale, ni une ambassade ou un consulat….

 

Les délégations locales d’AJIR et le bureau national ne ménagent ni leur temps ni leurs efforts pour aider et conseiller au mieux nos adhérentes et nos adhérents qui nous soumettent des dossiers personnels. Mais nous ne pouvons pas répondre aux sollicitations quotidiennes de personnes non adhérentes.

 

Il est aussi surprenant que les personnes s’adressent à AJIR (comme à d’autres associations sans doute) sans même être d’abord adhérentes. Et parfois sans même commencer par dire bonjour !

 

 AJIR est sans doute l’association qui rassemble le plus d’adhérents. Mais un millier d’adhérents sur une population de 600 à 800 000 ce n’est rien. Et ce n’est pas mieux pour les autres associations dont pour beaucoup les adhérents se comptent sur les doigts d’une main.

 

Pour que les associations soient efficaces, il faut  qu’elles soient fortes, avec  à la fois des porte-parole crédibles et beaucoup d’adhérents impliqués. La politique est souvent un rapport de force. Rien n’est donné ; tout se conquiert et se défend. Alors adhérez à l’association de votre choix, à AJIR ou ailleurs, mais adhérez. Pas seulement lorsque vous avez besoin d’aide pour votre cas personnel mais pour soutenir celles et ceux qui se dévouent bénévolement pour rendre justice à des citoyens français trop longtemps oubliés.

 

Compte rendu réunion de Toulon du 20 novembre 2021

22/11/2021

Compte rendu réunion de Toulon du 20 novembre 2021

Une soixantaine de personnes ont échangé de manière constructive sur la loi votée jeudi dernier en première lecture à l’Assemblée nationale. Ils ont noté des avancées (reconnaissance même partielle de responsabilité dans l’abandon, doublement de l’allocation mensuelle) et dénoncé les insuffisances choquantes de cet texte, déplorant le refus de la part du Gouvernement de la plupart des amendements proposés par AJIR et d’autres associations ou partis politiques de tous bords.

 

Suite à un travail en sous-groupes, ils ont réaffirmé les modifications prioritaires attendues :


• Il est indispensable d’avoir une commission indépendante sur le modèle de la CIVS ou d’autres commissions.
• Cette commission doit être composée de magistrats et experts sans exclure la composante harkie
Refus catégorique d’exclusion du champ de la réparation des personnes non passés par des structures listées dans le texte. Le cas de tous les Harkis doit être étudié par la commission.
Tous les préjudices doivent être évalués, pas seulement la privation de liberté dans les camps.
• La réparation doit être différenciée selon les situations mais motivée et décente pour tous.
• La possibilité de sanctionner les injures envers les Harkis doit être réelle ; les associations doivent être autorisées à engager des poursuites.
• Les veuves, orphelins et femmes divorcées ne doivent pas être oubliés


Il a été décidé :


• D’envoyer à tous les Sénateurs des amendements pour rendre ce texte acceptable et conforme à une logique de réparation digne de ce nom.
•  D’inviter les adhérents à demander à rencontrer leurs Sénateurs
Par ailleurs, il sera proposé au Conseil national d’arrêter d’autres formes d’actions telles que par exemple :
•  Ecrire au Président de la République
•  Organiser une réunion plus large de Présidents d’associations avant le vote du Sénat pour un communiqué commun et une conférence de presse.

Le Président d'AJIR sur Sud Radio

21/11/2021

Le Président d'AJIR sur Sud Radio

Projet de loi de réparation : la démarche constructive d’AJIR pour les Harkis.

14/11/2021

Projet de loi de réparation : la démarche constructive  d’AJIR pour les Harkis.

Une loi de réparation fait partie des objectifs affichés depuis longtemps par AJIR. (lire ici)

 

Le 10 mai à l’Elysée, le Président d’AJIR  a dit au Président de la République Emmanuel Macron, qu’AJIR ne voulait pas d’une résolution parlementaire ou d’un simple fonds social comme cela avait été proposé par Madame Darrieussecq et la commission Ceaux. Notre demande n’a pas changé depuis des années : une loi de réparation qui implique au préalable une reconnaissance de responsabilité de l’Etat et une évaluation des préjudices.

 

Le 20 septembre, le Président de la République a répondu favorablement à cette demande, ajoutant même une demande inédite de pardon aux Harkis abandonnés.  (lien texte PR 20 sept)

 

Le projet de loi écrit sans concertation par le Ministère délégué aux Anciens Combattants a déçu l’ensemble des Harkis. (lien texte de loi)

 

AJIR a fait part de satisfaction pour le discours du Président et de sa déception pour le projet de loi de la Ministre. Toutes les lois étant perfectibles via des amendements, AJIR a proposé aux députés un commentaire détaillé du texte de projet loi et 22 amendements (lien/consultables ici)

 

Ce projet de loi est une avancée car pour la première fois une loi reconnaîtra la responsabilité de l’Etat dans divers préjudices subis par les Harkis et leurs familles. Et la loi prévoit de les évaluer et de les indemniser.  A nous maintenant de faire pression auprès des députés pour qu’ils amendent ce texte afin d’avoir une vraie loi de réparation juste et décente, en cohérence avec la volonté du Président et fidèle aux valeurs de notre République.

 

Position d'AJIR par rapport au projet de loi en cours

14/11/2021

Position d'AJIR par rapport au projet de loi en cours

La position d’AJIR France qui fédère 30 associations  a été exprimée clairement à plusieurs reprises :

  • Dans l’article publié par Le Monde en octobre 2018 (lire ici)
  • Dans la note envoyée au Président de la République avant le RDV du 10 mai (lire ici)
  • Dans l’intervention du Président national à l’Elysée le 20 septembre (voir ici)
  • Dans son intervention lors de l’audition à la commission de la Défense le 4 novembre (voir ici)
  • Dans le commentaire du texte de loi envoyé aux députés de la Commission de la Défense (lire ici)
  • Dans le courrier envoyé par nos adhérents aux députés de leurs départements (lire ici)

 

Elle se résume ainsi :

  • Nous avons souhaité une demande de pardon et une loi de reconnaissance de responsabilité suivie de réparation des préjudices subis
  • Nous sommes satisfaits et reconnaissants au Président de la République pour le pardon exprimé et pour son engagement pour une loi de réparation. De même nous avions demandé (le 10 mai et le 20 septembre) au Président de la République le doublement de l’allocation de reconnaissance et le Président a donné une suite favorable. C’est très important et nous l’en remercions.
  • Le projet de loi, en l’état, est décevant et ne correspond pas à une logique de réparation car :
  • Toute la responsabilité de l’Etat n’est pas reconnue (abandon acté par le télégramme du 12 mai 62)
  • La commission d’évaluation des préjudices sur le modèle de la CIVS n’est pas actée. Sans évaluation des préjudices par une instance indépendante d’experts, sans exclure quiconque à priori, il ne peut y avoir de vraie réparation.
  • Avancer des montants, arrêter de manière discrétionnaire la liste des bénéficiaires de la réparation va à l’encontre d’une logique de réparation. En revanche, une logique de réparation implique des montants différents selon les préjudices évalués et non un montant identique pour tous (sinon c’est une allocation de reconnaissance et non une réparation de préjudice).
  • Pour améliorer ce projet de loi, nous avons proposé 22 amendements (voir ici).

 

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Nous pensons que le plus efficace est de proposer des amendements aux députés avant le  vote du 18 novembre. Selon ce qui aura été voté ou rejeté le 18 novembre par les députés, nous tirerons des enseignements et déciderons samedi 20 à Toulon des suites à donner.

AJIR : Association Justice Information Réparation, pour les Harkis. Contact : ajirfrancecontact@gmail.com  Association loi 1901 - tout don  à l'association est éligible aux réductions d'impôts