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Réactions audiscours du Président de la République à l'égard des Harkis

23/09/2021

Réactions audiscours du Président de la République à l'égard des Harkis

Harkis : un « pardon » justifié, au nom de la France

Éditorial

Le Monde

Le geste d’Emmanuel Macron s’inscrit dans une stratégie au long cours de réconciliation des mémoires sur la guerre d’Algérie. Il doit être salué mais aussi être suivi d’autres fortes paroles.

Publié hier à 10h42, mis à jour hier à 10h42 Temps de Lecture 2 min.

Editorial du « Monde ».

Près de soixante ans après la fin de la guerre d’Algérie, le calvaire des harkis, ces supplétifs de l’armée française abandonnés aux représailles du FLN victorieux après l’indépendance, ou transférés en France dans des conditions indignes, demeure l’une des pages les plus honteuses de l’histoire de notre pays. Emmanuel Macron a franchi un nouveau pas, lundi 20 septembre, dans la reconnaissance de leur lâchage par les plus hautes autorités de la République et de leur long oubli par la société française.

« Aux combattants abandonnés (…), je demande pardon », a-t-il déclaré lors d’une réception à l’Elysée, à l’approche de la Journée nationale d’hommage aux harkis célébrée chaque 25 septembre depuis 2003.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Emmanuel Macron demande « pardon » aux harkis en reconnaissant leur « singularité dans l’histoire de France »

A sept mois de l’élection présidentielle, la dimension électoraliste du discours du chef de l’Etat, et son annonce de la présentation d’un projet de loi « de reconnaissance et de réparation », n’échappe à personne. Le poids électoral des harkis dépasse largement celui des familles concernées − environ 450 00 personnes −, car leur histoire résonne tant chez les pieds-noirs que chez les anciens combattants. Pour autant, le geste d’Emmanuel Macron ne saurait être réduit à sa dimension politicienne. Parce qu’il s’inscrit dans une stratégie au long cours de réconciliation des mémoires sur la guerre d’Algérie, il doit être salué.

Alors que le président de la République, suivant les recommandations de l’historien Benjamin Stora, a écarté la piste d’une « repentance » générale s’agissant du rôle de la France dans la guerre d’Algérie, il a raison de prendre une position inverse à propos des harkis, et de leur demander « pardon » au nom de la France.

Mémoires conflictuelles

Enrôlés aux côtés de la France dans une guerre qui ne disait pas son nom, ces musulmans d’Algérie ont été doublement et directement victimes de décisions officielles : celle de rapatrier en France le moins possible d’entre eux, puis celle de parquer les rescapés dans l’Hexagone, dans des camps de transit ou des hameaux de forestage où, soustraits au reste de la société, certains ont été de fait assignés à résidence jusqu’en 1975. Ces images terribles − des harkis tentant de s’accrocher aux camions militaires quittant l’Algérie en 1962 ; des familles abandonnées, en France, dans des camps fermés, soumis à couvre-feu et gardés par d’anciens militaires − font partie de l’histoire de France.

Emmanuel Macron, tirant les conséquences de la difficulté de parvenir à des gestes réciproques du côté algérien − reconnaître le drame des harkis obligerait Alger à admettre que la guerre de libération a été aussi une guerre civile et que le FLN s’était engagé à s’abstenir de tout acte de représailles −, déploie une politique cohérente destinée à cicatriser, en France même, les mémoires de la colonisation et de la guerre d’Algérie. Appartenant à une génération née bien après, il semble saisir la nécessité de dépasser cette époque sans l’oublier.

Car les mémoires conflictuelles, partagées par des millions de Français, continuent de suinter, alimentant le racisme et les discriminations qui perpétuent les blessures, mais aussi les discours enfermant les descendants de colonisés dans le statut d’éternelles victimes. La paix civile en France et de nouveaux rapports avec le Maghreb et l’Afrique supposent que soient tenus des discours de vérité. Le « pardon » de M. Macron envers les harkis doit être suivi d’autres fortes paroles. Notamment à propos du massacre, par des policiers parisiens, de manifestants algériens pro-FLN, le 17 octobre 1961, dont le soixantième anniversaire approche.

Lire aussi « Arrière-pensée électorale », « mots justes »… Les réactions aux annonces d’Emmanuel Macron sur les harkis

Le Monde

 

 

Politique

[Tribune] Les promesses du président-candidat n’effaceront pas des années de mépris pour les Harkis et les Pieds Noirs

 

 

En Février 2017, à Alger, le candidat Emmanuel Macron déclarait que la colonisation avait été un «crime contre l’humanité». En décembre 2017, toujours à Alger, le Président Macron déposait une gerbe au monument des martyrs du FLN. En septembre 2018, il reconnaissait la responsabilité de l’État dans la disparition de Maurice Audin. En mars 2021, après la remise du très orienté rapport Stora, il reconnaissait aussi la responsabilité de l’État dans la mort d’Ali Boumendjel avant d’ouvrir les archives de la guerre d’Algérie sans rien attendre en retour du pouvoir algérien.

 

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Harkis : pour Arnaud Montebourg, « on ne peut pas passer sa vie à demander pardon »

La liste des actes de repentance et des offenses est infinie et nous avons réclamé en vain des gestes de reconnaissance similaires pour les Pieds Noirs, les Harkis et les Anciens combattants. Il a ignoré toutes nos demandes. Soudainement, le calendrier électoral aidant, il fait mine de se souvenir. Il demande pardon aux Harkis au nom de l’État et promet une nouvelle loi de réparation. Nul ne conteste que les Harkis méritent que leur souffrance soit reconnue. Ils se sont battus pour la France et la France les a abandonnés. Nous serons toujours favorables aux mesures prises pour eux.

Nous avons d’ailleurs déjà agi pour cette reconnaissance notamment grâce au Ministre Hamlaoui Mekachera et au Président Jacques Chirac. En 2003, nous avons instauré la Journée nationale d’hommage aux Harkis du 25 septembre. La grande loi du 23 février 2005 a œuvré pour la mémoire et l’indemnisation des souffrances malgré ce que ses détracteurs ont pu en dire. Nous avons aussi décristallisé les pensions et inauguré le mémorial du Quai Branly parce que nous sommes éternellement reconnaissants envers ceux qui se sont battus pour la France et nous n’attendons pas l’approche des élections pour nous souvenir.

Comment rendra-t-il hommage aux Harkis qui se sont battus aux côtés des Pieds Noirs qu’il a traités de criminels contre l’humanité ? S’il veut faire croire à sa sincérité, je lui demande de revenir sur ses propos insultants et injustes.

 

A LIRE 

Emmanuel Macron “demande pardon” aux harkis et annonce une loi de « réparation »

Car oui, la manœuvre du Chef de l’État est grossière et sa duplicité flagrante. Rappelons qu’il a tout cédé au pouvoir de Bouteflika et de ses successeurs. Rappelons-aussi qu’il n’a jamais rien fait pour apaiser les tensions et permettre aux Harkis de retourner sur leur terre natale d’Algérie. A sept mois des élections, le Président-candidat est lancé dans une grande opération de séduction tous azimuts, se servant des ors de l’Elysée pour faire campagne et multiplier les annonces généreuses. Malheureusement il s’est lui-même pris au piège de son manque profond de convictions et de ses allers-retours incessants qui sont devenus sa marque de fabrique.

Comment célèbrera-t-il demain ceux qu’il honnissait hier ? Comment rendra-t-il hommage aux Harkis qui se sont battus aux côtés des Pieds Noirs qu’il a traités de criminels contre l’humanité ? S’il veut faire croire à sa sincérité, je lui demande de revenir sur ses propos insultants et injustes. Je lui demande aussi de renoncer officiellement aux commémorations des accords d’Évian, qu’il s’est engagé à célébrer et qui sont le point de départ de la tragédie des Pieds Noirs et des Harkis. Alors nous pourrons enfin en finir avec l’ère de la repentance perpétuelle et redonner vigueur à la fierté de la France.

 

 

 

Harkis : en quoi consistera la commission de réparation annoncée par Emmanuel Macron ?

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Emmanuel Macron devant des associations de harkis lors de son discours du 20 septembre 2021. © GONZALO FUENTES / REUTERS

Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État aux Armées, est revenue mardi 21 septembre, au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron sur la création d’une commission de reconnaissance et de réparation pour les harkis, sur cette annonce.

Au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron sur la création d’une commission de reconnaissance et de réparation des harkis, la secrétaire d’État aux Armées, Geneviève Darrieussecq, était l’invitée de RFI, ce mardi 21 septembre. Elle a été interrogée sur l’organisation de cette commission nationale.

Des réparations « adaptées à chaque personne »

Elle aura d’abord une fonction de reconnaissance. « La reconnaissance, c’est reconnaître ce qu’ont fait les harkis et la place qu’ils ont dans notre pays. Ils sont Français », a expliqué Geneviève Darrieussecq.

 

Genevieve Darrieussecq à l’Élysée le 8 septembre 2021. © LUDOVIC MARIN / AFP

La commission sera « mise en œuvre par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre ». Elle pourra recueillir les paroles de harkis et de leur famille et mettre en œuvre les réparations.

Ces réparations s’adresseront à « ceux qui ont été accueillis en France dans des conditions très dures », a expliqué Geneviève Darrieussecq. Elles « seront adaptées à chaque personne ». « Le facteur le plus important sera la durée de présence dans les camps », a précisé la secrétaire d’État. La commission s’appuiera sur les archives pour trouver les preuves de présence des familles dans ces camps.

Un fonds de 37 millions d’euros débloqué en 2018

Le montant global de ce soutien n’a pour le moment pas été donné. Il s’ajoutera aux 37 millions d’euros débloqués en 2018 sur quatre ans dans le cadre du « plan harkis » présenté par Geneviève Darrieussecq. Ce fonds de solidarité a été dépensé à hauteur de 13 millions d’euros « en fonction de critères sociaux » et « pour 1800 dossiers », a informé la secrétaire d’État, ajoutant qu’il « fonctionne bien ».

Solène AGNÈS.    Ouest-France  

 

 

 

 

Reconnaissance des harkis : "Une douleur énorme et irrépressible qu’il est impossible de combler"

Publié le :

 

 

Au cours de la réception, Emmanuel Macron a décoré Salah Abdelkrim, un représentant harki blessé au combat, un officier français, le général François Meyer, qui a organisé le rapatriement "de plusieurs centaines de harkis en désobéissant aux ordres", et une fille de harki, Bornia Tarall, "militante de l'égalité des chances et de la diversité".

© Gonzalo Fuentes, AFP

 

Texte par : FRANCE 24

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11 mn

Emmanuel Macron a "demandé pardon" lundi aux harkis au nom de la France et annoncé un projet de loi de "reconnaissance et de réparation" à l'égard des anciens combattants aux côtés de l'armée française durant la guerre d'Algérie. Pour l'historien Gilles Manceron, qui estime que les harkis ont été "trompés", cette nouvelle étape est nécessaire, même s'il y a encore beaucoup à faire. 

Le gouvernement "portera avant la fin de l'année un projet visant à inscrire dans le marbre de nos lois la reconnaissance et la réparation à l'égard des harkis", a annoncé lundi 20 septembre Emmanuel Macron lors d'une cérémonie d'hommage à l'Élysée

Les harkis sont des Algériens recrutés localement comme auxiliaires de l'armée française durant la guerre d'Algérie (1954-1962) pour lutter contre le FLN. Mais au lendemain des accords d'Évian du 18 mars 1962, consacrant la défaite française en Algérie, le gouvernement français refuse le rapatriement massif de ces quelques 200 000 hommes. Seuls quelque 42 000 harkis, accompagnés parfois de leurs femmes et enfants, sont évacués en France par l'armée et transitent par des camps aux conditions de vie souvent indignes. 

Quelque 40 000 autres y parviennent par des filières semi-clandestines ou clandestines. Au total, entre 80 000 et 90 000 personnes arrivent en France selon certaines estimations, pour la majorité entre 1962 et 1965. Les autres, désarmés, sont livrés à leur sort en Algérie. Considérés comme des traîtres par le nouveau régime, ils sont victimes avec leurs familles de sanglantes représailles.

Soixante ans après la fin de la guerre d'Algérie, Emmanuel Macron leur a demandé pardon au nom de la France. Gilles Manceron, historien spécialiste de l'histoire coloniale de la France, membre du comité central de la Ligue des droits de l'homme et auteur notamment de "Les harkis, histoire, mémoire et transmission"(Éditions de l'Atelier, 2010), est revenu sur l'antenne de France 24 sur ces déclarations et sur cette plaie qui reste à vif.

Emmanuel Macron, dans son discours, a annoncé une loi et un fonds de réparations. Est-ce que selon vous, la France fait un pas de plus en avant ?

Il est nécessaire de reconnaître ce qui a été fait par la France, par l'armée française, durant toute la période de la colonisation et notamment pendant la guerre d'Algérie. Je pense que cela va dans le sens d'une reconnaissance. Il a dit que cela n'appartenait pas au chef de l'État de dire l'histoire, mais que c'était aux historiens de la décrire. En tant qu'historien, je dirais que les harkis ont été trompés. C'étaient des civils, des paysans algériens qui ont été trompés par la France et tout particulièrement par l'armée française qui a défini leur statut d'auxiliaire, de personnes qui ne faisaient que les choses que l'armée française leur demandait de faire et qui parfois ont été amenés par l'armée française à faire aussi des choses qui ont marqué profondément le peuple algérien dans la violence exercée notamment à certains moments dans les interrogatoires en particulier.

Le chef de l'État a demandé pardon aux harkis et à leurs descendants. Ces mots ont du mal à passer auprès de certaines personnes. Dans la salle, une femme a notamment pleuré. Est-ce que ces mots sont particulièrement difficiles à entendre dans la bouche d'un Président ?

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C'est très difficile parce que la douleur est immense de la part de ces paysans algériens ou enfants ou petits-enfants de paysans algériens qui sont venus en France après 1962 pour fuir un certain nombre de violences et de massacres. C'est extrêmement difficile d'accepter le sort qu'ils ont subi ou que leurs parents ou grands-parents ont subi dans cette guerre. Il y a une douleur énorme et irrépressible qu'il est impossible de combler. Je comprends ces réactions.  

Est-ce qu'il n'y a pas aussi un peu de scepticisme chez ces descendants qui ont vu les chefs d'État se succéder et faire un lot d'annonces même si on avance avec le temps ?

 

Ils doutent car on leur a raconté beaucoup de mensonges. À l'époque de la guerre elle-même, on ne leur a pas véritablement dit ce qu'il se passait. L'armée a tenu à l'écart les déclarations du chef de l'État, le général de Gaulle, qui disait que la France allait accepter l'indépendance algérienne. L'armée, les chefs de l'armée, le général Salan, le général Challe, en particulier, leur ont fait courir un risque en définissant un statut d'auxiliaire qui les a enfermés dans une situation de victimes potentielles. Ces généraux étaient partisans du maintien de l'Algérie française. Ils voulaient que l'abandon des harkis soit comme l'exemple même de l'impossibilité de l'abandon de l'Algérie française. Il y a eu un piège. C'est cette histoire qu'il appartient aux historiens de reconstruire et de restituer.

Pourquoi cette volonté de reconnaissance s'accélère-t-elle en ce moment ?

Il y a un effet anniversaire décennal avec les 60 ans de l'indépendance et du cessez-le-feu en 2022 qui est aussi une année électorale. Emmanuel Macron veut consacrer son septennat du point de vue du travail mémoriel à cette vérité sur l'affaire algérienne et sur la colonisation plus généralement. On ne saurait l'en blâmer. Mais simplement, il a du mal à le faire. Ses choix et ses alliances politiques ne l'aident pas à réaliser son vœu. Il y a encore beaucoup de travail et de reconnaissance nécessaire de la part de l'État.

 

 

 

Au nom de la France, Emmanuel Macron "demande pardon". Le président de la République s'est adressé ce lundi aux harkis, auxiliaires musulmans ayant combattu aux côtés de l'armée française durant la Guerre d'Algérie, lors d'une cérémonie d'hommage. Pendant son discours, il a également promis de porter "avant la fin de l'année un projet visant à inscrire dans le marbre de nos lois la reconnaissance et la réparation à l'égard des harkis". 

"Panser les plaies"

"Vous portez dans votre chair le souvenir des harkis. L'honneur des harkis doit être gravé dans la mémoire nationale", a expliqué le chef de l'Etat en appelant à "panser les plaies" qui doivent être "fermées par des paroles de vérité, gestes de mémoire et actes de justice". Les détails du projet de loi n'ont toutefois pas été précisés par le locataire de l'Elysée. 

Une forte émotion était palpable dans la salle des fêtes de l'Elysée, où le chef de l'Etat avait invité quelque 300 personnes : des harkis, qui sont désormais très âgés, soixante ans après la fin du conflit, mais aussi leurs descendants, des responsables d'associations et des personnalités. Le discours d'Emmanuel Macron a ainsi été interrompu pendant quelques minutes lorsqu'une femme, très émue, l'a interpellé en affirmant que les excuses ne suffisaient pas. 

 

Le président a été aussi applaudi à plusieurs reprises, notamment lorsqu'il a déclaré : "Aux combattants, je veux dire notre reconnaissance; nous n'oublierons pas. Je demande pardon, nous n'oublierons pas". 

Un nouveau pas engagé

Ces excuses sont un nouveau pas pour un chef d'Etat, après celui de François Hollande, qui avait reconnu en 2016 "les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis". 

"Après la fin de la guerre d'Algérie, la France a manqué à ses devoirs vis-à-vis des harkis", a encore affirmé le chef de l'Etat en précisant que ce n'était pas son "rôle" de juger "les dirigeants de l'époque", qui revient aux historiens. 

LIRE AUSSI >> Guerre d'Algérie : "La société française est moins crispée qu'on ne le dit"

En septembre 2018, la secrétaire d'Etat aux Armées Geneviève Darrieussecq avait présenté un "plan harkis" comprenant le déblocage de 40 millions d'euros sur quatre ans pour revaloriser les pensions des anciens combattants et venir en aide à ceux de leurs enfants qui vivent dans la précarité. 

Au cours de cette réception, qui se tenait cinq jours avant la journée nationale d'hommage aux harkis, célébrée tous les 25 septembre depuis 2003, notamment dans le sud de la France où cette communauté est très présente, Emmanuel Macron a également décoré Salah Abdelkrim, un représentant harki blessé au combat, un officier français, le général François Meyer, qui a organisé le rapatriement "de plusieurs centaines de harkis en désobéissant aux ordres", et une fille de harki, Bornia Tarall, "militante de l'égalité des chances et de la diversité". 

Plusieurs centaines de milliers de personnes concernées

Les harkis sont ces anciens combattants - jusqu'à 200 000 hommes - recrutés comme auxiliaires de l'armée française pendant le conflit qui opposa de 1954 à 1962 des nationalistes algériens à la France. A l'issue de cette guerre, une partie d'entre eux, abandonnés par Paris, ont été victimes de représailles en Algérie. 

LIRE AUSSI >> Accords d'Evian : pourquoi ceux qui ont fait la guerre d'Algérie l'ont si peu racontée

Plusieurs dizaines de milliers d'autres, souvent accompagnés de femmes et d'enfants, ont été transférés en France, où ils ont été placés dans des "camps de transit et de reclassement" aux conditions de vie indignes et durablement traumatisantes. 

Les harkis et leurs descendants formeraient aujourd'hui une communauté de plusieurs centaines de milliers de personnes en France. Ils ont connu une intégration difficile en France, à la fois assimilés à des immigrés et rejetés par les immigrés. 

Un opportunisme électoral ?

Après avoir pris différentes initiatives (sur Maurice Audin, l'ouverture des archives ou l'assassinat de l'avocat Ali Boumendjel...), Emmanuel Macron entend encore participer à deux journées mémorielles d'ici à la fin du quinquennat: la répression par la police française d'une manifestation d'Algériens à Paris le 17 octobre 1961, et la signature des accords d'Evian le 18 mars 1962 qui ont consacré la défaite française en Algérie. 

Autant de rendez-vous politiquement sensibles à l'approche de la présidentielle d'avril 2022, alors que les harkis représentent un électorat traditionnellement courtisé par le Rassemblement national et la droite. Différents partis politiques d'opposition voient d'ailleurs cet hommage comme un signe d'opportunisme électoral, à sept mois de l'élection présidentielle. A l'extrême droite, Robert Ménard a dénoncé une manoeuvre "dégueulasse". "Pour Sarkozy, Hollande, pour lui, les Harkis ne sont que des supplétifs électoraux", a ajouté le maire de Béziers. "La générosité électorale d'Emmanuel Macron ne réparera pas des décennies de mépris ainsi que l'outrage commis par le Président à la mémoire de ces combattants de la France accusés, en 2017, avec d'autres, de 'crime contre l'humanité'", juge pour sa part Marine Le Pen

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Chez LR, Valérie Boyer trouve "dommage qu'il faille attendre qu'il soit candidat non déclaré pour la présidentielle pour attendre de voir des propositions qui ont pourtant été rejetées ces dernières années lorsqu'elles venaient de la droite". "Un vrai tournant (si tard venu) - ou juste un exercice obligé à la veille de la présidentielle ?", se demande la sénatrice écolo Esther Benbassa

Intervention de Mohand Hamoumou, président d'AJIR, sur France 24

23/09/2021

Intervention de Mohand Hamoumou, président d'AJIR, sur France 24

Pour celles et ceux qui n'auraient pas pu suivre ce débat ci-dessous la vidéo de ce débat :

 

 

Enfin...

20/09/2021

Enfin...

Enfin, un Président de la République a osé faire ce que ses prédécesseurs n'avaient fait qu'esquisser. Lundi 20 septembre le Président Emmanuel Macron, dans sa déclaration, a fait des annonces importantes que les Harkis et leurs familles attendaient depuis longtemps, trop longtemps même!

 

L'abandon et ses conséquences ont été reconnus et ils seront inscrits dans "le marbre de la loi". Le principe de la réparation pour les anciens Harkis ou leurs veuves a été acté comme a été retenu celui de la réparation des enfants "des camps" dont les chances ont été entravées par une discrimination contraire aux valeurs de la France. Les Petits enfants qui subissent encore les séquelles de cette politique, indigne, seront "accompagnés"...

 

Bref, pour tous ces maux le président a demandé "pardon" aux Harkis et à leurs familles.

 

Une loi de reconnaissance et de réparation doit être proposée par l'exécutif et votée avant la fin de l'année et une commission d'évaluation des préjudices, adossée à l'ONAC, sera mise en place rapidement.

 

Il nous reste maintenant à veiller que le texte de la future loi soit conforme à aux attentes des Harkis et de leurs familles. Que la commission évalue tous les préjudice, de tous ceux qui en ont subis, avec équité et justice sans tenir compte des contingences budgétaires.

 

Est-ce la fin de la quête de justice et de vérité des Harkis et de leurs familles ? Le discours présidentiel le laisse penser et l'avenir le confirmera certainement. Si tel est le cas, le temps sera alors venu de panser les blessures et de regarder l'avenir de manière apaisée.

 

*********

 

Ci-dessous la cérémonie et le discours de l'Elysée :

 

 

Discours prononcé à cette occasion :   (suivez le lien)

20 SEPTEMBRE 2021 - SEUL LE PRONONCÉ FAIT FOI

 

 

A la veille du 25 septembre, retour sur la réunion du 10 mai..

19/09/2021

A la veille du 25 septembre, retour sur la réunion du 10 mai..

Pourquoi cette réunion du 10 mai ? Parce qu’AJIR l’avait demandée par courrier en février afin de dire pourquoi le rapport Stora ne répondait pas aux attentes de ses adhérents et pour exprimer les raisons de leur demande prioritaire : une loi de reconnaissance des responsabilités de l'Etat  et de réparation des conséquences.

Pourquoi ces personnes ? Mohand Hamoumou, président national d’AJIR était le demandeur de l’audience. Il avait proposé d’être accompagné par Claire Houd, membre d’AJIR, habitant Paris. Serge Carel et Dalila Kerchouche ont été proposés par les conseillers du Président pour avoir plusieurs points de vue. Serge Carel est un ancien Harki, Président d'une association et Dalila Kherchouche, journaliste, est passée par le camp de Bias et a écrit un téléfilm sur ce sujet.
Ces personnes n’ayant pas été désignées par l’ensemble des harkis, pouvaient elles parler en leur nom ? Pas plus, ni moins, que toutes les personnes qui ont fait partie du HCR, du G12, de la commission Ceaux, etc. On sait bien que personne ne peut prétendre représenter tout le monde tellement cette communauté est divisée avec ses centaines d’associations dont la majorité n’ont aucune activité et souvent très peu d’adhérents.

Pourquoi il n’y a pas eu de compte rendu public ? Parce que ce n’était pas une réunion publique. Le président d’AJIR ne parlant qu’au nom des adhérents et sympathisants d’AJIR a rendu compte à ses adhérents. Lors de la convention nationale des 11 et 12 septembre, ouverte aux non adhérents, de larges extraits de la note remise au Président  ont été communiqués. Nous les publions  ici.

Quelles étaient les demandes transmises au Président ? Pour AJIR, la note  le dit clairement. C’est aussi ce qui a été repris à la suite de la convention dont la synthèse a été approuvée à l’unanimité des participants.

 

 

Extraits de la note transmise par

Mohand Hamoumou, Président d’AJIR,

à Monsieur Emmanuel MACRON, Président de la République

avant l’entretien à l’Elysée le 10 mai 2021

 

Monsieur le Président,


Vous avez bien voulu répondre positivement à la demande d’audience exprimée par AJIR pour les Harkis en date du 10 février 2021. (Annexe 1) et je vous en remercie.


Nous sommes heureux et honorés de pouvoir vous exprimer les espoirs et revendications des associations et personnalités rassemblées au sein d’AJIR France.


Parce votre temps est précieux, encore plus en cette période de crise sanitaire, économique et sociale, et que finalement nous serons 4 puisque vous avez souhaité convier d’autres personnalités, voici les points prioritaires que j’espère aborder avec vous afin de connaître vos intentions à l’égard des anciens Harkis et leurs familles, pour pouvoir ainsi informer les adhérents d’AJIR, voire plus largement, via des sites. (Annexe 2, Présentation d’AJIR). Si le temps imparti ne le permet pas vous pourrez ainsi en prendre tout de même connaissance. Je me limiterai à 4 sujets dont le premier est le plus important.


1- Loi de reconnaissance de l’abandon des Harkis et de réparation
2- Egalité des chances et méritocratie républicaine
3- Le rapport Stora
4- Le rapport Ceaux


1- Loi de reconnaissance de l’abandon des Harkis par l’Etat français en 1962 et réparation de ses conséquences.


Depuis 20 ans, tous les Présidents de la République ont reconnu la réalité de l’abandon des Harkis en 1962 et la responsabilité des gouvernants de l’époque. (Annexe 3, courrier aux parlementaires)


Mais, malgré ces volontés affichées, les propositions de loi allant dans ce sens et déposées au bureau de l’Assemblée nationale n’ont jamais été votées. (Annexe 4, propositions de loi récentes) Extraits de la note transmise par Mohand Hamoumou, Président d’AJIR, à Monsieur Emmanuel MACRON, Président de la République avant l’entretien à l’Elysée le 10 mai 2021 AJIR a envoyé aux Présidents des groupes parlementaires et à de nombreux parlementaires un courrier les invitant à déposer une proposition de loi dépassant les clivages partisans. L’accueil est favorable.


Cependant, il est clair qu’aucune proposition de loi même émanant de l’ensemble des groupes d’opposition ne sera votée si les élus de LREM ne la votent pas. Et ils la voteront ou non en fonction de votre position. D’où l’importance de recueillir votre opinion. (…)


Il ne s’agit pas d’une loi mémorielle. On ne demande pas aux Députés et Sénateurs d’écrire l’histoire de la guerre d’Algérie. Il s’agit de reconnaître une faute de l’Etat (que 3 Présidents de la République ont déjà reconnue). (…)


Longtemps, une des objections avancée a été le coût éventuel pour les finances publiques. Or chacun voit, et vous l’a montré magistralement face aux revendications des Gilets jaunes et surtout face à la crise sanitaire et économique due au Covid 19, qu’il est toujours possible de trouver des financements si la volonté politique est présente. Le 9 juillet 2019 vous avez d’ailleurs reconnu que la « France n’avait pas été à la bonne hauteur » et que le travail engagé à l’égard des Harkis devait être poursuivi. (Annexe 5 : votre discours lors de remise de ma Légion d’Honneur).


Une autre objection entendue est la crainte que la reconnaissance de cet abandon gêne le gouvernement algérien car à cette occasion seront rappelées les conséquences de l’abandon (accueil indigne par la France des harkis rapatriés mais aussi emprisonnements, tortures et massacres de ceux abandonnés en Algérie sur place sans protection). Cependant, l’Algérie ne cesse de dire que le dossier Harki est un dossier franco-français. Certaines déclarations se moquent même de la façon indigne dont la France a traité ceux qui l’ont servie.


Vous pouvez, Monsieur le Président, être celui qui aura le courage de traduire en acte, par une loi, les paroles de ses prédécesseurs, passant de la compassion à la justice. Sinon il ne restera que la voie des tribunaux, qui ne concernera pas tout le monde et soulignera encore le refus des Gouvernements à reconnaître et réparer des fautes politiques.


Cette loi traduirait la capacité de notre Nation à regarder toute son histoire, ses pages glorieuses comme ses pages sombres. Cette loi de reconnaissance est indispensable pour la résilience des individus et la réconciliation du pays avec lui-même c’est-à-dire avec toutes ses composantes.


Rendre justice à ceux qui ont choisi de devenir ou de rester français « par le sang versé » ne peut qu’être bien accueilli par la majorité de Français, dont beaucoup ont parfois le sentiment qu’on traite mieux ceux qui brûlent notre drapeau tricolore que ceux qui se sont sacrifiés pour lui.


2- Egalité des chances, méritocratie républicaine


Vous en parlez beaucoup Monsieur le Président et je ne doute pas de votre sincérité à vouloir améliorer la situation. Il faut porter à votre crédit l’effort remarquable fait pour introduire de la diversité au sein de l’Assemblée nationale. Nous n’ignorons pas non plus que vous avez missionné plusieurs personnes sur ces sujets.


Ayant eu l’honneur de travailler dans le sillage de Pierre Bourdieu (3 ans au laboratoire de Luc Boltanski) je sais combien ce mal français étouffe tant d’intelligences et tue dans l’oeuf tant de potentiels qui ne peuvent donner toute leur mesure au service de notre pays. (Annexe 6, Débat sur la diversité au Sénat organisé par Abdelkader Haroune).


La suppression de l’ENA est une mesure courageuse et importante symboliquement. Elle ne suffira pas, et vous le savez sans aucun doute, à régler ce problème complexe. La réalité perçue est que votre volonté de briser des plafonds de verre, de vivifier notre République par la force de la méritocratie, d’éviter des séparatismes par le sentiment de mise à l’écart malgré les compétences acquises, se heurte à un constat : vos prédécesseurs ont fait davantage pour promouvoir la diversité, au moins en terme de visibilité, sauf à l’Assemblée nationale où vous avez fait mieux.


Parmi tous les postes qui peuvent être pourvus de façon discrétionnaire combien l’ont été par des enfants d’anciens Harkis qui en avaient les compétences ? Il existe parmi les citoyens de toutes origines des parcours remarquables que la République ne veut pas voir.


Cela est vrai pour les postes prestigieux et visibles, importants pour la fierté de tous et pour servir de locomotives. Cela reste hélas vrai à tous les niveaux. Trop d’enfants d’anciens Harkis disent ressentir encore de la discrimination au faciès ou en raison de leur patronyme. Et c’est pour eux d’autant plus insupportable que leurs pères sont morts (ou ont risqué leur vie) pour la France.


3- Rapport Stora


J’ai dit ce que j’en pensais dans la presse. (Annexes 7 et 8 : articles dans La Croix) et AJIR a fait un communiqué explicite (Annexe 9) exprimant sa déception. J’en parlerai donc peu.


(…) Pour moi, à la lecture de la lettre de mission, votre intention était louable. Il faut en effet assumer les vérités historiques même lorsqu’elles ne sont pas glorieuses. Comme l’assassinat d’Audin ou de Boumendjel ou des Pieds Noirs le 5 juillet à Oran ou les Harkis abandonnés et massacrés après l’indépendance de l’Algérie. Mais il faut que cela se fasse de part et d’autre. Or on voit bien que les gouvernants algériens ne sont pas prêts à un regard lucide et critique sur leur histoire, utilisée pour masquer la faillite du régime et détourner la déception du peuple vers la France colonisatrice comme source de tous ses maux. (…)


Apaiser les relations entre ces 2 pays est nécessaire car il y a des enjeux géostratégiques évidents : souhait de voir l’armée algérienne intervenir pour la stabilité au Sud de l’Algérie (Tchad, Mauritanie, Mali, pays fournisseurs d’uranium), coopération contre le terrorisme « djihadiste» et l’immigration clandestine, échanges économiques, etc.


Mais on a le sentiment que pour l’instant les gestes de bonne volonté sont à sens unique. Et plus la France en fera sans exiger de contrepartie et plus l’Algérie s’estimera en position de force pour en exiger davantage. Le Président algérien, soutenu (et tenu) par l’armée mais rejeté par son peuple et la diaspora algérienne hors du pays, donnera-t-il des assurances d’une réelle volonté d’aller vers la réconciliation des mémoires dans le respect mutuel et l’acceptation de vérités historiques ? Pour l’instant ce n’est pas visible. (On attend toujours le rapport Chiki).


4- Rapport Ceaux.


J’ai fait part de mon analyse de ce rapport dans un article paru dans Le Figarovox (Annexe 10). Sans revenir sur l’opacité des critères de choix pour la composition de la commission, on note que la majorité des personnes censées représenter la communauté harkie rejette ce rapport. Il est évident que ce rapport a déçu parce qu’il s’inscrit dans une logique d’entraide aux plus démunis et non dans une logique de justice et de réparation. Dans le cadre de la solidarité nationale, une aide sociale pour les situations critiques est sans doute hélas encore nécessaire. Mais cela ne répond pas au besoin de justice. (…)
Reconnaissance mais par une résolution et non une loi. Or non seulement les résolutions ne permettent pas d’amendements mais surtout ne sont pas créatrices de droit.


Comme vous le savez, Monsieur le Président, contrairement aux lois, les résolutions parlementaires sont purement symboliques. Elles n’engagent pas le Gouvernement (elles ne peuvent contenir d’injonctions à son égard) et n’ont pas de valeur juridique pour les tribunaux. Les résolutions parlementaires sont comme les vœux votés en fin de conseil municipal : un outil de communication, sans contrainte, souvent pour se donner bonne conscience à peu de frais.


Conclusion.


D’après certains membres de votre entourage, il semblerait que rien ne soit prévu pour les Harkis en 2021 sauf un « discours le 25 septembre et le 19 mars 2022 » (sic). Si tel est le cas, autant dire que cela sera une très grande déception. Mais nous gardons l’espoir de vous convaincre… d’agir pour les Harkis de manière forte et visible avant 2022.

 

 

Les 4 personnes reçues le 10 mai à l’Elysée durant presque 2 heures
De gauche à droite : Dalila Kerchouche, Mohand Hamoumou, Claire Houd, Serge Carel

 

 

 

 

Présentation de Mohand Hamoumou

 

Mohand HAMOUMOU

Officier de la Légion d’Honneur, fondateur de AJIR pour les Harkis

(Association Justice Information Réparation pour les Harkis)
www.ajir-harkis.fr

 

Formation :
Ecole Normale d’Instituteurs ; DESS de Psychologie clinique, Diplôme de l’ESSEC, Paris ; Doctorat de sociologie (EHESS Paris),


Parcours professionnel

Instituteur ; DRH dans 2 groupes internationaux en France et au Canada ; enseignant à l’université puis en grandes écoles de gestion.


Service public :

Maire de Volvic : Marianne d’Or du développement durable en 2018
Président de communauté de communes ; Vice-Président (urbanisme) de communauté d’agglomération (31 communes, 68 000 habitants)
A été membre du Conseil scientifique de:

Haut Conseil à l’Intégration, Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration
Mémorial de Rivesaltes, Institut d'audit social.


Publications (notamment)
Et ils sont devenus harkis, Fayard, 1993, 364 pages, préface de Dominique Schnapper
Les Harkis, une mémoire enfouie, avec Jean-Jacques Jordi, Autrement, 1998
Ouvrages collectifs sur l’intégration ou sur la guerre d’Algérie, sous la direction de Gilles Féréol (1992); Benjamin Stora(2004), Catherine Rioux(2005), C. Andrieu, T. Piketty (Dictionnaire De Gaulle, 2006).
Les Harkis, des mémoires à l’histoire, actes du colloque de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, (2014)
Articles de revues : Les Annales, Esprit, Milieux, Nouvel Obs, Géo, AWR,…
Articles dans la presse : Le Monde (4), La Croix (3), Le Figaro(2), Libération, l’Express,…
Business Digest : Table ronde avec Louis Schweitzer sur la prévention des discriminations


Engagement associatif :
1998 : Fondateur de l’association AJIR pour les Harkis (Association Justice, Information, Réparation) devenue nationale en 2002. Président de 1999 à 2003 puis à partir de 2020. Cette association est aujourd’hui celle qui fédère le plus d’associations œuvrant pour les Harkis. Elle est présente dans 35 départements. 
Participation à des émissions radios ou télévisées (Guerre d’Algérie, Harkis, Intégration, Minorités, )
Radios :
- France Culture, « Culture Matin », 14 juillet 1993, 60 mn - animé par Jean LEBRUN.
- Radio France International, « la grande affiche », juin 1993, 60 mn.
- France Culture, « les jours du siècle », 1er juillet 1997, animé par Patrice GELINET, 90mm
- France Culture, « Bouge dans ta tête » animée par Benjamin Stora. 60mn ,9 juillet 2005
- France Culture, « travaux publics », 1er Mars 2006, 60 mn - animé par Jean LEBRUN.
- France Culture, « Le téléphone sonne » animée par Alain Bédouet. 13 mars 2006
- France bleue, « La diversité en politique », 20 janvier 2009
- France Culture, « Du grain à moudre », 18 février 2013
- Europe1, débat à l’occasion de l’hommage national aux forces supplétives, 25 septembre 2018
Télévision :
- Chaîne Histoire 1997.
- FR3 (émission - 30mm), 1998
- France 2,(journal de 20h), 17 juin 2000.
- FR3 : Ce qui fait débat, Michel Field, 17 janvier 2001).
- France 5, C’est dans l’air, Yves Calvi, 5 décembre 2002
- Canal +, Merci pour l’info, Emmanuel Chain, 7 novembre 2003
- Chaîne Parlementaire, débat avec Georges-Marc Benamou et des députés, décembre 2003
- Direct 8 : Le journal de Morandini, « Histoire et mémoire » oct 2006
- La Chaîne Parlementaire « La diversité en politique » animée par Frédéric Haziza, mai 2008
- France 3, Débat animée par Béatrice Schoenberg après le documentaire « La blessure », sept 2010


Quelques réactions au livre de Mohand Hamoumou « Et ils sont devenus harkis » Fayard.


Je voulais vous exprimer mon admiration, ayant juste terminé de lire votre livre admirable consacré aux harkis. Je suis les affaires d'Algérie depuis plus de vingt ans maintenant et je crois que votre livre apporte des éléments très importants qui permettent de mieux éclairer cette interminable tragédie. F. Ghiles - Financial Times


L'auteur ne pouvait que s'investir personnellement dans son sujet d'étude, mais, et c'est ce qui fait le prix de son travail, il a réussi à le traiter avec rigueur et pudeur. André Laurens - Le Monde


Mohand Hamoumou relevait un pari difficile en essayant de relater l’histoire véridique des Musulmans français qui payèrent de leur vie leur fidélité à notre pays. Sa réussite n’en est que plus éclatante. Fondé sur une enquête très approfondie, menée d’une manière irréprochable, son livre bouleverse bien des idées reçues et oblige à revoir toute une problématique couramment admise. Eric Roussel, LE FIGARO


Trente ans de silence. Le livre de Mohand Hamoumou va permettre de briser enfin le tabou. Benjamin Benjamin Stora, GLOBE


"Et ils sont devenus harkis" de Mohand Hamoumou, offre une approche passionnante des motivations des supplétifs. L'auteur, fils de harki "disparu" a réussi un équilibre rare de son implication personnelle et de son souci d'objectivité.
François Landon - L'évènement du jeudi


Trente ans après la guerre d’Algérie, le livre de Mohand Hamoumou dévoile pour la première fois, avec intelligence, rigueur et honnêteté, le destin occulté des »Français musulmans » (…) Ce livre où l’émotion affleure, contenue par la rigueur de l’analyse, est celui d’un remarquable passeur. Nicole Lapierre, Dir. de recherche au CNRS


A-t-on envie de lire un texte qui remue un passé peu glorieux, que depuis longtemps l'on s'est efforcé d'oublier ? Pourtant, il faut lire le livre de Mohand Hamoumou. Ouvrage passionnant, c'est d'abord le texte d'un chercheur. Passionné, il reste scientifique. Outre son intérêt propre, ce livre en dit beaucoup sur l'Algérie actuelle.
Revue ETUDES


Ce livre combine le sérieux d’une thèse et la passion du témoignage.(…) A lire parce que la vérité ne se divise pas.
Revue REFORME

Un nouveau fonds d'indemnisation va être ouvert pour les harkis

17/09/2021

Un nouveau fonds d'indemnisation va être ouvert pour les harkis

Info RTL INFO RTL - L'exécutif souhaite "clore" le "déni" au sujet des conditions d'accueil des harkis en France après la guerre d'Algérie. publié le 17/09/2021 à 07:31

 

Selon les informations de RTL, le président s'apprête à annoncer la création d'une nouvelle enveloppe en faveur des harkis et leurs descendants. C'est un nouveau fonds d'indemnisation, de réparations, qui va voir le jour, beaucoup plus large que les 40 millions d'euros déjà débloqués il y a trois ans pour les harkis. Quelle enveloppe exacte? Quelles conditions d'accès pour les familles, les enfants ou les petits-enfants? Ces derniers arbitrages sont encore en cours entre l'Élysée, Matignon et le ministère des Armées. L'idée, c'est de mettre fin à ce qu'un conseiller du Président appelle "le dernier grand déni français", "un déni mémoriel qui dure depuis 60 ans et qu'il faut clore", explique ce proche d'Emmanuel Macron.