Assemblée Générale de AJIR france et Rencontre Nationale de 40 associations de Harkis A Riom

Les 11 et 12 septembre dernier s'est déroulé, à Riom dans le Puy de Dôme et à côté de Clermont Ferrand, l'assemblée générale de AJIR-France suivie par la rencontre de 4 associations de Harkis venues des différentes régions de France.

 

A l'issue de ces deux journées de travail studieux, dans un climat apaisé et respectueux des sensibilités des un et des autres et où toutes celles et tous ceux qui ont souhaité s'exprimer ont pu le faire librement, une synthèse a été faite par Mohand Hamoumou, président d'AJIR. Synthèse qui reprend l'essentiel des échanges qui ont lieu ainsi que les principales revendications exprimées...

Cette synthèse a été reprise sous forme de lettre ouverte (à lire ici) adressée au Président de la République avec la signature des 40 associations participantes.

 

Vidéo résumée des travaux de ces deux journées :

Association Justice Information Réparation pour les Harkis

Il y a 20 ans GEO interviewait B. AZNI et M. HAMOUMOU

Dans le document ci-dessous l'interview de Mohand Hamoumou dans le numero 163 de GEO d'avril 2002...

 

20220227 091633
710 ko
20220227_091633.PDF

AJIR : Association Justice Information Réparation, pour les Harkis. Contact : ajirfrancecontact@gmail.com  Association loi 1901 - tout don  à l'association est éligible aux réductions d'impôts

Article de D. Schnapper dans Le Monde (nov 1999)

Ceux que l'on appelle les harkis ne sont pas un groupe ethnique. On n'est pas harki de génération en génération. Ce sont des citoyens français. Mais ils ont été des victimes de l'histoire, ils ont été les prisonniers d'un piège historique.


C'est ce destin particulier qui les a constitués en ​une collectivité historique.  


Certains d'entre eux ont fait l'expérience douloureuse de la trahison et de l'injustice. D'autres, la plupart d'entre eux, maintenant que les années ont passé, ont hérité du souvenir de la blessure qui a été infligée à leur père ou à leur grand-père. ​Si l'on n'est pas harki de génération en génération, il n'en est pas moins vrai que le souvenir du malheur, lui, se transmet de génération en génération. C'est l'histoire qui a constitué les harkis et leurs familles en tant que collectivité historique. C'est en tant que collectivité historique ​ qu'ils réclament la vérité. 


Depuis 1962, les harkis ont été aidés et assistés. Même si cela a souvent été de manière insuffisante. Mais ce n'est pas l'assistance qu'ils demandent aujourd'hui.


C'est la reconnaissance. Dans tous les sens du terme. Comme tous les citoyens d'une société démocratique, autant que tous les autres...