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Assemblée Générale de AJIR france et Rencontre Nationale de 40 associations de Harkis A Riom

Les 11 et 12 septembre dernier s'est déroulé, à Riom dans le Puy de Dôme et à côté de Clermont Ferrand, l'assemblée générale de AJIR-France suivie par la rencontre de 4 associations de Harkis venues des différentes régions de France.

 

A l'issue de ces deux journées de travail studieux, dans un climat apaisé et respectueux des sensibilités des un et des autres et où toutes celles et tous ceux qui ont souhaité s'exprimer ont pu le faire librement, une synthèse a été faite par Mohand Hamoumou, président d'AJIR. Synthèse qui reprend l'essentiel des échanges qui ont lieu ainsi que les principales revendications exprimées...

Cette synthèse a été reprise sous forme de lettre ouverte (à lire ici) adressée au Président de la République avec la signature des 40 associations participantes.

 

Vidéo résumée des travaux de ces deux journées :

Actualités

Association Justice Information Réparation pour les Harkis

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Portrait d’Abdelmajid Chikhi dans Jeune Afrique.

02/01/2021

Portrait d’Abdelmajid Chikhi dans Jeune Afrique.

Le 21 juillet 2020, La revue Jeune Afrique publiait un article intéressant d'un conseiller auprès de la présidence algérienne, qui a été chargé, à l’instar de Benjamin Stora en France, d’une mission sur l’histoire de la période coloniale.  Adelmajid Chikhi est depuis longtemps Directeur des archives algériennes. 


Cet historien est connu pour être un des gardiens du temple de l’histoire écrite par le FLN. Depuis toujours il demande à la France de « rendre » à l’Algérie toutes les archives de 1830 à 1962. Comme si entre 1830 et 1962, le territoire de l’Algérie d’aujourd’hui n’avait jamais été français. On se demande d’ailleurs si Monsieur Chikhi réclame aussi à la Turquie les archives d’avant 1830. Que l’Algérie dsouhaite une copie de certaines archives administratives, cela s’entend. Mais exiger la totalité des archives jusqu’en 1962 est exagéré d’autant que certaines ne sont même pas encore consultables.


Le portrait publié par Jeune Afrique est instructif et inquiétant. M Chikhi n’est pas de ceux qui souhaitent privilégier l’avenir en recherchant les voies de la réconciliation. Il apparaît davantage dans l’état d’esprit de ressentiment contre la France, plus prompt à exiger des excuses de la France qu’à aider l’Algérie, par la vérité historique, à assumer sa part d’ombre.

 

Article à lire dans notre rubrique  POLITIQUE

La représentation des Harkis : s’unir ou disparaître.

02/01/2021

La  représentation des Harkis : s’unir ou disparaître.

Pour 40 millions d’électeurs français et il y a une dizaine de partis politiques.

 
Plus de 23 millions de salariés sont représentés par une demi-douzaine de syndicats.


Pour les anciens Harkis et leurs familles,  soit environ 600 000 personnes, on recense … plusieurs centaines d’associations!  Cherchez l’erreur !


Cet émiettement dû à des rivalités stériles entre nombre de présidents auto proclamés, et habilement entretenu par tous les gouvernements, conduit à un triste constat : pas de représentation nationale écoutée, des mesures loin des attentes, des anciens qui peu à peu disparaissent sans avoir connu une digne reconnaissance, des enfants absents des grandes instances de la République.


Pour espérer être écoutés et entendus, l’union, l’organisation, le sérieux  sont indispensables.


C’est la raison d’être d’AJIR pour les Harkis. Ce grand réseau national (déjà présent dans 35 départements), propose aux associations de travailler ensemble dans l’intérêt général. Chaque association garde son nom et son identité. Le « Conseil national » d’AJIR pour les Harkis comporte des représentant-e-s de chaque région.


AJIR pour les Harkis ne prétend pas vouloir représenter tous les Harkis pas plus qu’un syndicat ne prétend représenter tous les salariés, ni un parti politique tous les électeurs. Mais il serait temps que cette communauté de destin se regroupe  dans 3 ou 4 structures nationales crédibles au lieu de 300 associations locales inaudibles.

Communiqué de l'association

02/01/2021

Communiqué de l'association

Le Directeur des archives nationales algériennes vient de déclarer lors d’une interview à la revue de l’armée El-Djeich que selon les autorités algériennes « certains dossiers sont hors de discussion tel que le sujet des Harki ».


La mission confiée par le Président de la République, Emmanuel Macron, à l’historien Benjamin Stora d’établir un rapport en vue d’apaiser les relations franco algériennes avec son homologue algérien Abdelmajid Chikhi, ne peut aboutir sereinement avec des oukases de l’une des parties !


Mr Chikhi, gardien du temple de l’histoire officielle algérienne, n’est pas en droit d’imposer  des préalables à des discussions. L’histoire ne s’écrit pas à la convenance des uns ou des autres, mais à partir de faits, de tous les faits. Le non-respect des accords d’Evian et ses suites tragiques, dont le massacre de dizaines voire une centaine de milliers de personnes liées à la France, sont des faits que personne ne peut nier. Oser dire  que « les Harkis ont quitté l’Algérie de leur plein gré » lorsqu’on sait que des dizaines de milliers d’entre eux ont été emprisonnés, torturés ou massacrés après le cessez le feu est une insulte à la vérité. 


Les Harkis et leurs familles s’indignent du silence assourdissant tant de la Présidence française que de son chargé de mission face à des déclarations algériennes qui vont à l’encontre d’une volonté de vérité et de réconciliation.


Les harkis, leurs familles et leurs amis seront vigilants à ne pas être une nouvelle fois les victimes de tractations franco-algériennes basées sur le mensonge.


Près de 60 ans après la fin de la guerre, il serait  temps que l’Algérie porte un regard critique sur tous les aspects de son histoire y compris le massacre de messalistes, de Harkis et de Pieds Noirs. Les vérités que l’on tait deviennent vénéneuses disait Nietzsche. Souhaitons qu’elles n’empoisonnent plus l’avenir.

L'art de perdre : titre cruel, constat réel

19/12/2020

L’art de perdre.
En 2017, une petite fille d’ancien harki remporte le prix Goncourt des lycéens. A travers l’histoire romancée de son grand père harki, Alice Zéniter invite à découvrir une histoire encore mal connue. 
Aux membres de cette communauté de destin, ce roman n’apprendra rien. Mais le titre devrait les faire réfléchir : L’art de perdre.  Un titre terrible par sa cruelle vérité.
Les harkis et l’armée française ont perdu la guerre qu’ils avaient gagnée sur le terrain. Des dizaines de milliers de supplétifs ont perdu la vie suite à leur abandon après le 19 mars 1962. Les rescapés ont perdu leur terre natale, où certains n’ont jamais pu retourner. Ici, beaucoup ont perdu leur identité dans une France qui les a mis à l’écart. 
Leurs enfants semblent être aussi champions dans l’art de perdre. Incapables de se rassembler, refusant de comprendre que l’union fait la force, ils ont  perdu tant d’années à multiplier les associations et à entretenir des querelles d’égos qui seraient risibles si elles n’étaient pas nuisibles. 
L’art de perdre, c’est l’art de se diviser, de se critiquer, de se jalouser. L’art de gagner, c’est la volonté de  s’unir, de jouer collectif,  de s’entraider pour rappeler à l’Etat ses devoirs à l’égard de ceux qui ont accompli le leur au péril de leur vie.

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