AJIR Moselle : en première ligne sur le front de la mémoire !

Même en plein vacances d'été, AJIR Moselle et sa présidente poursuivent avec acharnement la bataille de la mémoire pour les anciens Harkis comme le relate un article de Hervé BOGGIO dans le Républicain Lorrain à lire ci-dessous.

 

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Polynésie Française : Célébration du 25 septembre 2020 !

29/03/2021

Polynésie Française : Célébration du 25 septembre 2020 !

Le ministre de la Santé, Jacques Raynal, était présent, vendredi matin, à la cérémonie organisée à l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux Harkis et aux autres membres des formations supplétives de la guerre d’Algérie.

 

                    Cérémonie à Papeete de la jounrée nationale d'hommage aux Harkis                                    Journée nationale d'hommage aux Harkis à Papeete

 

La cérémonie s’est déroulée au Monument aux Morts, à Papeete, en présence également du secrétaire général du Haut-commissariat, Eric Requet, représentant le Haut-commissaire de la République, de la première vice-présidente de l’Assemblée de la Polynésie française, Sylvana Puhetini, de la sénatrice de Polynésie française, Laina Tetuanui, et du président du CESEC, Eugène Sommers.

AJIR à Evian le 18 mars

19/03/2021

AJIR à Evian le 18 mars

AJIR à Evian le 18 mars Une délégation d’AJIR pour les Harkis s’est rendue ce 18 mars à Evian. 

 

Objectifs : d’une part rappeler que les accords signés le 18 mars 1962 par la France et le FLN n’ont pas été respectés avec les conséquences dramatiques que l’on sait. D’autre part honorer la mémoire des victimes d’après le 19 mars notamment celles qui n’ont pas été rapatriées en métropole !

 

Initialement, une gerbe devait être déposée devant l’hôtel où furent finalisés et signés les accords (transformé en résidence privée). Mais il n’y a pas de plaque rappelant cet événement historique, comme si au fond il n’y avait pas de quoi être fier de ces accords et donc de les rappeler. D’ailleurs, rien dans la ville, ni rue, ni place, ni même impasse, ne se nomme Accords d’Evian !

 

Le dépôt de  gerbe a donc eu lieu devant le beau Monument aux Rapatriés. Ce monument érigé en 1922 n’était pas pour les rapatriés d’Algérie mais ceux fuyant les territoires occupés.  Qu’importe. Comme l’a rappelé le Président national, tous les Rapatriés ont en commun la violence de l’arrachement à leur terre natale et souvent des êtres chers laissés là-bas.

 

En raison de la Covid, la délégation était volontairement réduite  à 6 personnes dont 2 portes drapeaux,  tous de la région Rhône Alpes Auvergne, la plus proche d’Evian.

 

Madame le Maire d’Evian a ensuite reçu très chaleureusement la délégation à l’Hôtel de Ville.

Cour pénale internationale : des crimes sans victimes ?

17/03/2021

Cour pénale internationale : des crimes sans victimes ?

CPICPICréée par traité en 2002, à La Haye (Pays-Bas), la Cour pénale internationale (CPI) est la seule juridiction permanente compétente pour engager des poursuites contre les auteurs présumés de  crimes de génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, tortures, disparitions forcées.  L’auteur souligne que « Jusqu’à l’adoption du statut de Rome en 1998, le droit pénal international avait écarté les victimes des procès.  Ainsi étaient-elles paradoxalement absentes des procès des crimes de masse. » En revanche,  les statuts de la CPI font une place aux victimes « soit pour les faire « participer » au jugement (article 68), soit dans le cadre d’une phase finale visant à réparer leurs préjudices (article 75). »

 

L’auteur pose la question de la réparation : « Comment réparer réellement les crimes de masse ? Quelles réparations individuelles, collectives, symboliques et indemnitaires ? » Mais il reconnaît que les éléments de jurisprudence de la CPI, encore rares, ne permettent pas d’y répondre car seules quatre affaires, en Afrique, ont donné lieu à réparation.  Ce qui conduit un des avocats plaidant à la CPI (Maître Fall) de souligner que « La question fondamentale qui reste à résoudre après bien entendu la déclaration de culpabilité, c’est la gestion équitable des conséquences inqualifiables et souvent incalculables, que ces atrocités ont causées et continuent encore de causer au quotidien, à ceux qui en ont été victimes. »

 

Pour les victimes d’emprisonnement et de tortures, pour les familles de victimes de massacres et disparitions après le cessez le feu en Algérie, au mépris des Accords d’Evian, la lecture de cet article, malgré son aspect technique et juridique, réveille un sentiment profond d’injustice car les coupables de ces crimes de guerre n’ont pas été condamnés, empêchant réparation et résilience.

 

 

Lien ci-dessous pour l’article intégral

https://theconversation.com/cour-penale-internationale-des-crimes-sans-victimes-156336?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2015%20mars%202021%20-%201889818459&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2015%20mars%202021%20-%201889818459+CID_913df1ddafc84110426744e4743e5ac2&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=la%20place%20faite%20aux%20survivants

Pourquoi le 19 mars fait toujours débat ?

16/03/2021

Pourquoi le 19 mars fait toujours débat ?

 cessez le feuPour celles et ceux qui ne connaissent pas bien l’histoire de la guerre en Algérie entre 1954 et 1962, c’est-à-dire une majorité de Français, la question doit paraître incongrue. Comment peut-on être contre une date de fin de guerre ? Et bien justement parce qu’hélas, le 19 mars ne fut pas la fin de la guerre pour les dizaines de milliers de civils torturés, emprisonnés ou assassinés après cette date.

 

Le 18 mars 1962, après plus d’une semaine d’ultimes négociations à Evian, Krim Belkacem pour le FLN, Louis Joxe, Robert Buron et Jean de Broglie pour le Gouvernement français signaient les accords d’Evian prévoyant un cessez le feu dès le lendemain avec la garantie de la sécurité de toutes les personnes civiles et militaires.

 

Or l’encre n’était pas encore sèche qu’enlèvements et exactions commençaient sans que l’armée française intervienne. Et ils allaient s’intensifier après la déclaration de l’indépendance de l’Algérie le 5 juillet de la même année. 70 000 à 100 000 harkis et membres de leurs familles ont été massacrés, et des milliers de Pieds Noirs furent assassinés ou portés disparus.

 

On comprend que ce jour du 19 mars 1962 fut pour les anciens appelés et leurs familles, un jour de soulagement et de joie. Mais pour les familles de Harkis et de Pieds Noirs c’était le début d’un calvaire. C’est pour cela que ni Pompidou, ni Giscard, ni Mitterrand, ni Chirac, ni Sarkozy n’ont voulu que le 19 mars soit une commémoration officielle  avec présence des représentants de l’Etat et bâtiments publics pavoisés ! Parce qu’il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser !

 

C’est François Hollande qui le 8 novembre 2012 en a fait une cérémonie officielle.

 

AJIR souhaite que cette journée reste commémorative, mais non officielle.  Le 19 mars ne peut être comme le 8 mai ou le 11 novembre. Parce qu’on fête les victoires, pas les accords bafoués, ni les abandons.

 

Une délégation d’AJIR, restreinte en raison de la Covid, déposera une gerbe ce 18 mars 2020 à Evian, à la mémoire des victimes que les accords  signés le 18 mars 62 n’ont pas protégées.

 

Voir aussi en rubrique Histoire l’article de Mohand Hamoumou sur le 19 mars publié en 2017

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