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Assemblée Générale de AJIR france et Rencontre Nationale de 40 associations de Harkis A Riom

Les 11 et 12 septembre dernier s'est déroulé, à Riom dans le Puy de Dôme et à côté de Clermont Ferrand, l'assemblée générale de AJIR-France suivie par la rencontre de 4 associations de Harkis venues des différentes régions de France.

 

A l'issue de ces deux journées de travail studieux, dans un climat apaisé et respectueux des sensibilités des un et des autres et où toutes celles et tous ceux qui ont souhaité s'exprimer ont pu le faire librement, une synthèse a été faite par Mohand Hamoumou, président d'AJIR. Synthèse qui reprend l'essentiel des échanges qui ont lieu ainsi que les principales revendications exprimées...

Cette synthèse a été reprise sous forme de lettre ouverte (à lire ici) adressée au Président de la République avec la signature des 40 associations participantes.

 

Vidéo résumée des travaux de ces deux journées :

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Tensions France/Algérie : Tebboune ose tout !

13/10/2021

                Tensions France/Algérie : Tebboune ose tout !

Il était prévisible que le Président Tebboune réagisse pour montrer aux Algériens qu’il ne se laisse pas faire, même si chacun au fond sait bien que ce qui gêne les Algériens ce ne sont pas les vérités énoncées par le Président Macron mais la réduction du nombre de visas délivrés chaque année aux ressortissants algériens… Pourtant, comme le rappelle fort justement le président algérien « la réduction des visas est une question qui relève de la souveraineté de tous les Etats… ». Le plus surprenant est qu’il ajoute dans sa déclaration « y compris pour l’Algérie à condition qu’elle [la France] respecte les accords d’Evian… ».

 

C’est justement là que le bât blesse car les accords d’Evian, signés le 18 mars 1962 prévoyaient la liberté de circulation, effectivement pour les Algériens, mais aussi pour les Français souhaitant se rendre en Algérie.

 

Faut-il rappeler au président Tebboune que lui-même et son pays ne respectent pas les accords d’Evian et ce depuis leur signature  en 1962?

 

Faut-il lui rappeler que dès le cessez-le-feu du 19 mars 1962 ces accords ont été bafoués en ce qui concerne la sécurité des personnes, notamment des anciens Harkis et leurs familles ?

 

Faut-il lui rappeler que les tortures, les supplices et  les massacre de dizaines de milliers de civils après le cessez le feu, n’épargnant ni femmes ni enfants, ont été perpétrés au vu et au su des gouvernants algériens au mépris des accords d’Evian censés garantir la sécurité des biens et des personnes ?

 

Enfin faut-il lui rappeler qu’aujourd’hui encore des citoyens français, anciens Harkis, sont interdits de séjour en Algérie en contradiction flagrante avec les accords d’Evian ? Pour refuser le passage aux Harkis, l’Algérie se prévaut de sa souveraineté. Mais que dirait-elle si la France, usant du même argument de souveraineté, refusait l’accès en France aux Algériens anciens du FLN ?

 

Ne craignant pas l’incohérence, le Président Tebboune ajoute : « ne nous mélangez pas avec d’autres pays (…). L’Algérie est un pays spécial… il y a des accords qui nous lient » à la France. Effectivement l’Algérie est un pays « spécial » qui demande l’application d’accords qu’il fût le premier à refuser d’appliquer et avec des conséquences autrement plus dramatiques que la réduction de visas.

 

 A moins que Monsieur Tebboune ne sache pas ce qui s’est passé en Algérie après les accords d’Evian ? A sa décharge, il vrai que les livres d’histoire en Algérie ne parlent pas des massacres de messalistes, de harkis ou de Pieds noirs.

 

Ce qui nous ramène au point de départ de cette petite brouille passagère.

Tensions entre l'Algérie et la France : le dessous des cartes

09/10/2021

Tensions entre l'Algérie et la France : le dessous des cartes

 Le Président français a répondu sans langue de bois. Il a souligné ce que tous les connaisseurs de l’Algérie savent, pointant « une histoire officielle totalement réécrite » par Alger qui « ne s’appuie pas sur des vérités » mais sur « un discours qui repose sur une haine de la France ».

 

Les dirigeants algériens s’en sont aussitôt offusqués, rappelant leur Ambassadeur à Paris et allant même jusqu’à interdire le survol de leur territoire par les avions militaires qui approvisionnent au Mali les soldats de l’opération Barkhane.

 

En réalité le Président Macron n’a fait que dire des évidences connues de tous mais qu’une frange du pouvoir algérien continue de refuser car l’instrumentalisation de l’histoire depuis 60 ans leur est indispensable pour détourner l’attention du peuple algérien de la gestion déplorable du pays, bien loin des idéaux de la révolution. Une caste s’est en effet accaparée pouvoir et richesse, avec une corruption répandue et la liberté d’expression muselée.

 

En fait, les Algériens savent que les propos du Président français sont vrais. Ils sont davantage gênés par la réduction du nombre de visas. A ce sujet, le gouvernement algérien devrait être interpellé par le fait que la majorité de sa population rêve de quitter son pays pour aller vivre chez l’ex colonisateur !  Une certaine logique voudrait d’ailleurs que les visas soient accordés en priorité aux enfants d’anciens harkis restés en Algérie et victimes de discriminations.

 

Quant au refus du survol de son espace aérien par les avions militaires français, la raison en est d’abord la tension sur le rôle de l’armée algérienne dans la stabilité de cette région subsaharienne. La France souhaite  réduire ses effectifs et être remplacée par l’armée algérienne qui se refuse à le faire craignant d’apparaître comme alliée de l’ex puissance colonisatrice dans un pays africain.

 

Des tensions entre l’Algérie et la France il y en a régulièrement depuis un demi-siècle.  En 1976 déjà,  un enfant d’ancien harki parti en Algérie avec sa mère avait été interdit de retour. En réaction, des membres d’une association d’anciens Harkis avaient  alors pris des immigrés algériens en otage pour exiger le retour  de l’enfant. 

 

Le 16 juin 2000, le Président Bouteflika, en visite officielle à Paris insulte les Harkis et donc la France lors d’une interview sur une chaîne de télévision publique. Un an plus tard, le 25 septembre 2001, le Président Chirac rend hommage aux Harkis et parle  de la « barbarie » des massacres en Algérie après l’indépendance.

 

En 2005, un article de  loi  évoquant « l’œuvre positive de  la France en Algérie » suscite des remous et conduira à annuler un traité d’amitié annoncé.

 

En janvier 2020, le  rapport Stora  demandé par le Président Macron pour réconcilier toutes les mémoires de la guerre d’Algérie enflamme les passions au lieu de les apaiser. En France comme en Algérie, il est violemment rejeté.

 

En mai 2020, l’ambassadeur algérien à Paris est rappelé après la diffusion d’un documentaire par deux chaînes publiques françaises sur les manifestations pro-démocratie (Hirak) en Algérie.

 

Ce rapide rappel montre que la tension algéro-française de cette semaine n’est pas la première et probablement pas la dernière en raison d’une relation ambivalente entre l’Algérie et la France, née de la colonisation et de la guerre d’indépendance.

 

Le Président Macron a fait beaucoup de gestes prouvant sa volonté d’assumer toutes les pages de notre histoire afin de ne pas laisser les non-dits ou mensonges sur le passé empoisonner le présent et l’avenir : déclaration sur la colonisation « crime contre l’humanité », restitution de cranes d’Indigènes tués lors de la conquête, reconnaissance de l’assassinat d’Ali Boumendjel, commande du rapport Stora, etc.   Le Président recherche l’apaisement par la vérité historique car les deux pays ont, tous les deux,  un intérêt à avoir des coopérations fortes sur les plans économiques et stratégiques, notamment dans la lutte anti- terroriste.

 

Pour l’instant, des gouvernants algériens issus du FLN  ne sont pas encore prêts à porter un regard lucide et critique sur l’histoire de la guerre d’Algérie, car sa réécriture sert à légitimer leur pouvoir. Mais avec le temps et leur disparition, les nouvelles générations, plus libres vis-à-vis du passé, privilégieront l’avenir et accepteront une histoire factuelle avec ses pages glorieuses et ses pages sombres. Comme l’a écrit Zola, « quand la vérité est en marche, rien ne l’arrête ».

Zohra ... nous a quitté !

08/10/2021

Zohra ... nous a quitté !

Zohra Benguerrah, depuis très longtemps militante de la cause Harkie et déléguée régionale d'AJIR Occitanie, nous a quitté dans la nuit du 7 au 8 octobre 2021 emportée prématurément par la maladie. Tous ceux qui l'ont connue sont bouleversés. 

 

Nous saluons sa mémoire et son dévouement sans faille dans la lutte pour obtenir la reconnaissance de la responsabilité de la France dans l'abandon et l'accueil indigne des Harkis.

 

A sa famille, AJIR et l'ensemble de ses adhérents présentent leurs sincères condoléances et expriment leur solidarité et leur soutien face à cette terrible épreuve.

 

Qu'elle repose en paix.

Et maintenant... ?

04/10/2021

Et maintenant... ?

On sent beaucoup d’émotion dans vos messages de remerciement  pour avoir obtenu la demande de pardon du Président de la République à vos pères.  Avec souvent le regret qu’ils ne soient plus là pour l’entendre. Transparaît aussi dans vos messages comme un apaisement. Le long combat de tant d’entre nous pour rendre justice à nos parents n’aura pas été vain. Certains en ont pleuré.

 

Beaucoup expriment leur soutien pour la suite et demandent à adhérer ou ont fait un don. Cela nous touche. Peu importe la somme c’est le geste qui compte. Les mots de soutien c’est bien, des actes (adhésion ou don) c’est mieux.

 

Certains expriment le désir de créer une délégation  AJIR dans leur département lorsqu’il n’en existe pas encore ou que leur association représente AJIR. C’est bien sûr possible si nous partageons objectifs et valeurs.  Plus nous serons présents partout plus nous pourrons agir partout auprès des parlementaires. On n’a plus le temps de parler d’union ou d’en rêver. L’urgence est à l’action. On a quelques mois pour  peser, pour que la loi soit à la hauteur des valeurs de la République et de sa dette à l’égard des Harkis.

 

On compte sur vous.  

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