Assemblée Générale de AJIR france et Rencontre Nationale de 40 associations de Harkis A Riom

Les 11 et 12 septembre dernier s'est déroulé, à Riom dans le Puy de Dôme et à côté de Clermont Ferrand, l'assemblée générale de AJIR-France suivie par la rencontre de 4 associations de Harkis venues des différentes régions de France.

 

A l'issue de ces deux journées de travail studieux, dans un climat apaisé et respectueux des sensibilités des un et des autres et où toutes celles et tous ceux qui ont souhaité s'exprimer ont pu le faire librement, une synthèse a été faite par Mohand Hamoumou, président d'AJIR. Synthèse qui reprend l'essentiel des échanges qui ont lieu ainsi que les principales revendications exprimées...

Cette synthèse a été reprise sous forme de lettre ouverte (à lire ici) adressée au Président de la République avec la signature des 40 associations participantes.

 

Vidéo résumée des travaux de ces deux journées :

Association Justice Information Réparation pour les Harkis

Pourquoi le 19 mars fait toujours débat ?

16/03/2021

Pourquoi le 19 mars fait toujours débat ?

Depuis presque 60 ans,  la célébration ou commémoration du 19 mars 1962, jour de la proclamation du cessez-le-feu fait toujours débat. Parce que même si ce fut un jour de joie pour les appelés et leurs familles, on fête les victoires, pas les accords bafoués, ni les abandons.

 cessez le feuPour celles et ceux qui ne connaissent pas bien l’histoire de la guerre en Algérie entre 1954 et 1962, c’est-à-dire une majorité de Français, la question doit paraître incongrue. Comment peut-on être contre une date de fin de guerre ? Et bien justement parce qu’hélas, le 19 mars ne fut pas la fin de la guerre pour les dizaines de milliers de civils torturés, emprisonnés ou assassinés après cette date.

 

Le 18 mars 1962, après plus d’une semaine d’ultimes négociations à Evian, Krim Belkacem pour le FLN, Louis Joxe, Robert Buron et Jean de Broglie pour le Gouvernement français signaient les accords d’Evian prévoyant un cessez le feu dès le lendemain avec la garantie de la sécurité de toutes les personnes civiles et militaires.

 

Or l’encre n’était pas encore sèche qu’enlèvements et exactions commençaient sans que l’armée française intervienne. Et ils allaient s’intensifier après la déclaration de l’indépendance de l’Algérie le 5 juillet de la même année. 70 000 à 100 000 harkis et membres de leurs familles ont été massacrés, et des milliers de Pieds Noirs furent assassinés ou portés disparus.

 

On comprend que ce jour du 19 mars 1962 fut pour les anciens appelés et leurs familles, un jour de soulagement et de joie. Mais pour les familles de Harkis et de Pieds Noirs c’était le début d’un calvaire. C’est pour cela que ni Pompidou, ni Giscard, ni Mitterrand, ni Chirac, ni Sarkozy n’ont voulu que le 19 mars soit une commémoration officielle  avec présence des représentants de l’Etat et bâtiments publics pavoisés ! Parce qu’il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser !

 

C’est François Hollande qui le 8 novembre 2012 en a fait une cérémonie officielle.

 

AJIR souhaite que cette journée reste commémorative, mais non officielle.  Le 19 mars ne peut être comme le 8 mai ou le 11 novembre. Parce qu’on fête les victoires, pas les accords bafoués, ni les abandons.

 

Une délégation d’AJIR, restreinte en raison de la Covid, déposera une gerbe ce 18 mars 2020 à Evian, à la mémoire des victimes que les accords  signés le 18 mars 62 n’ont pas protégées.

 

Voir aussi en rubrique Histoire l’article de Mohand Hamoumou sur le 19 mars publié en 2017

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